Théâtre "Le Candidat" 17 mars 2017 salle des fêtes

VENDREDI 17 MARS à 20h30

THEÂTRE à la SALLE DES FÊTES DE SAUTERNES

 

Vouloir devenir président peut mener au paradis ...

ou en enfer 

Après trente ans d’une vie politique opportuniste et loin d’être exemplaire, Evariste Pourmoy touche à son Graal : il est en position de force pour l’emporter au second tour de l’élection présidentielle. Hélas, un soir de meeting, un sanglier qui surgit sur la route devant sa voiture va sérieusement contrecarrer ses projets.

Gravement blessée, son enveloppe matérielle est entre les mains des chirurgiens qui tentent de sauver le candidat, pendant que son enveloppe spirituelle doit subir l’examen d’un fonctionnaire céleste particulièrement pointilleux, chargé de statuer sur son avenir.

Enfer ? Paradis ? Retour sur terre ? Tout est suspendu au dialogue souvent surréaliste entre ces deux personnages que tout oppose, le politique dévoré d’ambition et le fonctionnaire terne, mais opiniâtre et consciencieux.

Une comédie féroce sur le monde politique, ses trahisons et ses bassesses, doublée d’une réflexion sur la destinée à laquelle il n’est jamais facile d’échapper    

Affiche pièce théâtre "Le Candidat"

L'auteur et le comédien

L’auteur, comédien et metteur en scène : Journaliste de formation – il fut, entre autres, grand reporter à Europe 1 –, Jean-Pierre Gauffre suit, depuis vingt-cinq ans, un chemin professionnel atypique, fortement marqué par l’humour. Auteur d’albums avec le caricaturiste Ricord, auteur et comédien pour Jacques Martin (Ainsi font, font, font, sur France 2), homme de radio, il a commis des milliers de chroniques d’actualité sur un ton décalé, notamment sur Radio Classique, France Info (Il était une mauvaise foi) et depuis 2002 sur France Bleu Gironde. Il est également le créateur et directeur de la collection des Petits dictionnaires absurdes et impertinents », aux éditions Féret, dont il a lui-même signé plusieurs titres.

Le candidat est la troisième pièce de Jean-Pierre Gauffre, après Quand on ne sait pas parler aux femmes, on ne sait pas parler à la vie, en 2009, et Et l’homme créa Dieu, en 2015, jouée plus de cinquante fois au Petit Théâtre, à Bordeaux, en 2015-2016. Il signe également la mise en scène du Candidat.

Le comédien : François Guillot de Suduiraut, passionné de théâtre, excelle dans les rôles de composition qui mélangent humour, poésie et humanité. Il a ainsi été un très convaincant François Pignon dans Le dîner de cons et une Katia plus vraie que nature dans Le Père Noël est une ordure.

 

Les personnages

Evariste Pourmoy, le candidat : C’est l’archétype de l’homme politique que l’on aime détester: corrompu, demagogue arriviste, d’un cynisme à toute épreuve. Toute sa vie s’est construite dans un seul but, devenir un président de la République. Et même face à l’adversité à laquelle la pièce va le confronter, il a du mal à admettre qu’un changement de comportement pourrait lui être bénéfique.

Le fonctionnaire du purgatoire : Voilà près de deux mille ans qu’il « fait le job » : accueillir les âmes des morts ou des mourants pour remplir avec eux leur dossier d’admission au paradis... ou en enfer. C’est dire s’il est blasé et s’il s’acquitte de cette tâche sans enthousiasme. Mais le dialogue qu’il va nouer avec le candidat va mettre à jour des blessures que l’on croyait enfouies à jamais sous son terne uniforme de fonctionnaire.

Un extrait de la pièce

Le fonctionnaire : Donc, je reprends, votre corps est en bas. Alors que votre esprit est ici. Et c’est à nous de remettre les deux ensemble pour les envoyer quelque part.

Le candidat : Soit en enfer, soit au paradis, vous parlez d’un choix. Vous n’avez rien de plus réjouissant ? Et en supposant que l’opération réussisse ?

Le fonctionnaire : Attendez, vous ne me laissez pas finir. J’allais y venir. C’est la troisième hypothèse. Si ça réussit, évidemment, on vous renvoie en bas. Cela dit, vu votre état, il ne faut pas espérer de miracle non plus. Les miracles, c’était Jésus. Depuis, on n’a retrouvé personne pour en faire. Il était drôlement doué, le petit. Dommage qu’il ait mal fini.

Le candidat : Mais attendez, c’est pas possible. J’ai une campagne à finir, j’ai une élection présidentielle à gagner. Tout le monde me donne vainqueur dans les sondages.

Le fonctionnaire : Oh, les sondages, vous savez, pour ce que ça vaut. On en fait ici aussi. Ils sont 20 % à penser que Dieu est salafiste. A cause de la barbe!

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