Notre église Saint Pierre Es Liens

L'association reste attentive aux nombreux touristes qui visitent l'église de Sauternes c'est pour cela que par ces manifestations et la cotisation des adhérents elle a pu offrir des objets liturgiques tel que le chemin de croix de 13 stations et une lampe de sanctuaire ; elle envisage de faire restaurer une croix de mission. 

   Les personnChemindecroixes qui entrent dans ce bâtiment

désirent parfois se recueillir ...

Du côté de l'autel de la Vierge, un lieu a été aménagé   

où des lumignons peuvent être allumés et déposés.

 

Pour les Journées Européennes du Patrimoine 2016,

de nombreux visiteurs, adultes et enfants, ont participé à la découverte de ce beau bâtiment rénové en 2013.

Une plaquette a été élaborée pour soutenir la visite de l'église.

Eglise Saint Pierre Es Liens de Sauternes

 

De l’édifice roman qui date du XIe siècle, l’église conserve le chœur roman éclairé par un oculus1. L’église a été agrandie en 1600 – 1731 et 1846. A l’extérieur, sur le côté Est, les marques laissées sur le mur sont les signatures des tailleurs de pierre.

En 1925, l’abside2 du XIIème siècle est classée aux monuments historiques. Le clocher actuel date de 1846, la cloche de 1891.   En 2013, d’importants travaux ont permis de restaurer les peintures, tout particulièrement la fresque de l’abside.

La nef centrale

Le maître-autel est composé d’un tombeau en marbre polychrome orné au centre d’un médaillon de marbre blanc représentant la délivrance de saint Pierre. Le retable et le tabernacle forment un édicule de style classique en marbre coloré. Une croix s’élève au-dessus de la porte du tabernacle.

La chapelle « Saint Léon » de la famille Lur-Saluces est décrite dans l’inventaire de 1906 : « Au couchant de l’abside Est, la chapelle communique avec l’église par une porte en fer, possédant un caveau et servant de lieu de sépulture à cette famille Lur-Saluces ». Le vitrail de cette chapelle, représentant sainte Thérèse, est paré du blason aux armoiries de la famille Chastellux, daté de 1891.

La chaire à prêcher est située du côté de l’Evangile, elle est en bois de chêne ciré. Elle est constituée d’une cuve hexagonale à laquelle on accède par un escalier tournant autour du pilier. Sur cette chaire ornementée de deux panneaux sculptés représentant respectivement l’épisode de la Délivrance de saint Pierre par l’ange et les armes pontificales. Le dorsal est surmonté d’un abat-voix3 où l’on peut apercevoir une colombe, symbole du Saint-Esprit. L’ensemble se termine par une croix.

Les nefs latérales

 

La chapelle de la Vierge (à droite)

L’autel de forme tombeau est en marbre veiné rose et gris, sur la face du médaillon de marbre blanc est représenté l’Annonciation. La table est surmontée d’un tabernacle5 avec une porte de bronze doré sur laquelle figure le cœur enflammé du Christ. Deux têtes d’angelots ailés en décorent les angles. Sur le mur d’autel est adossé un retable de marbre gris surmonté d’un fronton cintré soutenu par des pilastres6. Sur l’entablement est inscrit :

« Sancta Maria Mater Deo ora pro nobis » (Sainte Marie mère de Dieu priez pour nous)

Au centre, une niche percée dans le mur, reçoit une statue de La Vierge de Notre-Dame des Victoires. Sur une colonne nuageuse surmontée d’un globe constellé d’étoiles dorées se dresse un Christ enfant debout qui tend les bras vers les fidèles. A son côté, la Vierge, couronnée, maintient l’enfant Jésus avec tendresse. Elle porte un ample manteau bleu gainé et orné de lys d’or, sur une tunique blanche. Avant le chantier de restauration fait en 2013, le mur badigeonné de blanc, était constellé de lys blancs sur un fond bleu marial. 

 

Les confessionnaux

Ils sont composés chacun de trois loges posées sur une plateforme trapézoïdale. La loge centrale surmontée d’un fronton triangulaire sommé d’une croix, est fermée par un battant percé de trois baies cintrées et trois oculus. Une imposte7 à claire-voie ornée d’une croix le surmonte. Les loges latérales, ouvertes en plein-cintre, comportent des accoudoirs et des guichets à jalousie. L’ensemble est sommé de pinacles8 de style gothique.

 

La chapelle du Sacré-Cœur (à gauche)

 L’autel de forme semblable à celui de la   chapelle de la Vierge, ne diffère de ce dernier que par la présence du cœur enflammé du Christ sur le médaillon central. Au centre de la table se trouve un tabernacle de forme classique, encadré de deux pilastres. 

Le mur d’autel s’orne d’un retable de forme et de style similaire à la chapelle sud. Autour de la niche centrale, ornée d’une statue du Sacré-Cœur sont gravées des promesses faites par le Christ à sainte Marguerite Marie Alacoque lors de ses apparitions, dont la plus célèbre eut lieu en juin 1675. L’ensemble est surmonté d’un fronton cintré soutenu par des pilastres aux chapiteaux rehaussés d’or. 

 

Les vitraux

Les vitraux de l’église proviennent de deux ateliers bordelais : l’unique vitrail de Dagrant daté de 1891 pour la chapelle Saint Léon. La date 1880, apposée sur le vitrail de l’Annonciation, offert par Monseigneur Donnet, permet d’attribuer à Jean-Baptiste Lieuzère l’ensemble de la commande des verrières de l’église.

Vitrail de l’Annonciation : Dans une riche gamme chromatique, l’archange Gabriel apparait à Marie dans une pièce où elle se tient pour lire. Porté par un nuage il surgit en volant et tenant à la main le lys, symbole de la virginité de Marie. De sa main gauche il désigne le ciel pour indiquer qu’il rapporte la Parole même de Dieu. Entendant ces paroles, Marie manifeste de la timidité, de la réserve puis se soumet à la volonté de Dieu. La colombe qui projette des rayons sur la tête de la Vierge, est l’image visible de l’Esprit Saint envoyé par Dieu pour l’incarnation de Jésus. 

Vitrail de l’Apparition du sacré Cœur, il représente le Christ, bras ouvert, le cœur brillant sur sa poitrine, faisant une apparition à plusieurs saints et saintes liés à ce culte du Sacré-Cœur de Jésus. La figure féminine couronnée est probablement la Bienheureuse Marie du Cœur Divin, qui demanda au pape Léon XIII, probablement à droite sur le vitrail qu’il consacre le monde entier au Sacré-Cœur de Jésus.

      

  Vitraux des fonts-baptismaux.

La délivrance de saint Pierre : Ce vitrail représente le miracle de la délivrance de saint Pierre. Il figure le moment où l’ange conduit Pierre hors de la prison, dans laquelle il avait été enfermé par Hérode Agrippa dans l’attente de son procès le lendemain. L’ange libérateur délivre Pierre de ses chaines et le conduit hors de sa geôle alors que les gardes sont endormis. La partie supérieure du vitrail, présente en médaillon, un ange tenant un phylactère sur lequel sont rapportés les mots du libérateur à Pierre dans la prison : « Surge velociter », levez-vous promptement.

 

Le vitrail du baptême du Christ  : Jésus, nimbé, debout, les mains jointes dans la prière et les pieds dans le Jourdain, reçoit le baptême des mains de Jean Baptiste. Le baptiseur, vêtu de son habit érémitique, tient son bâton en forme de croix sur lequel flotte un phylactère9 inscrit des paroles de Saint Jean-Baptiste : « Ecce agnus deï » L’Esprit Saint, sous la forme de la colombe, descend sur Jésus au moment du baptême. Dans le médaillon supérieur, Dieu le Père est présent par la voix qui vient du ciel ; il est visible ici, selon l’iconographie la plus traditionnelle, sous les traits d’un vieillard à longue barbe.

 

1Oculus : Petite ouverture de forme circulaire ou proche du cercle, munie ou non d'un panneau vitré.

2Abside : Extrémité arrondie en hémicycle qui termine le chœur d'une église. ...

3 Abat-voix : L'abat-voix est une sorte de dôme ou de dais, placé au-dessus de la chaire

 

5 Tabernacle :  Dans l’Eglise catholique le tabernacle est la petite armoire destinée, depuis le XVI° siècle, à conserver les hosties consacrées. Une petite lumière signale la présence de la réserve eucharistique.

6 Un pilastre est un support rectangulaire terminé par une base et par un chapiteau. Un pilastre est encastré dans un mur, tandis que la colonne est un élément isolé.

 

7Imposte : pierre saillante reposant sur un piédroit ou un pilier - La claire-voie désigne un ouvrage composé d’éléments qui laissent passer le jour  : fenêtre, balustrade, paroi ajourée, baiearcature, etc.

8Pinacle couronnement d'un massif de maçonnerie vertical servant d'une part à améliorer par son poids la stabilité de l'ensemble et d'autre part à décorer les renforts.

9Phylactère : forme dans laquelle est écrit ce que dit ou pense un personnage. 

 

 

 

Association St Pierre « Valorisons Notre Patrimoine

Avec le soutien de Mr CHAVIER Laurent :  Historien

Contact :  06 71 22 68 60

Site : st-pierre-association.e-monsite.com

Abside de l'église de Sauternes
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